dimanche 6 mai 2012

Qui est le plus fort ?


La question revient sans cesse chez le néophyte mais aussi parfois chez le pratiquant de longue date : « quelle est la technique la plus efficace ? », « Quelle est la discipline supérieure aux autres ? ».
Cette question ne se pose jamais dans le cadre d’autres disciplines tel que les sports de ballon par exemple. En effet, il ne viendrait à l’idée de personne de savoir si un joueur de football est supérieur à un rugbyman, un basketteur meilleur qu’un handballeur. Pourtant dans les arts martiaux la question est sous-jacente même si elle n’est pas toujours clairement exprimée. C’est pourquoi, même si ce débat peut sembler puéril, il me semble malgré tout important de l’aborder. Les lecteurs de ce blog ne sont pas tous des pratiquants et il me semble légitime que certains puissent se poser ce genre de question.

jeudi 26 avril 2012

Le livre vient de paraître !

Après une longue attente, le voilà ! Je suis heureux de vous annoncer la publication de mon livre « Bunkai ou l’art de décoder les katas », enfin disponible chez votre libraire.
Cet ouvrage est le fruit d’une longue recherche d’une dizaine d’années et de l’expérience de plus de 36 ans de pratique. Une expérience avec des hauts et des bas, avec des impasses mais aussi de magnifiques découvertes, mais surtout avec des rencontres extraordinaires. La réalisation de cet ouvrage participe de cette dynamique.
Je remercie tous mes amis qui m’ont accompagné et soutenu dans cette entreprise, ainsi que l’éditeur. Sans eux ce magnifique projet ne serait pas arrivé à son terme.

mercredi 4 avril 2012

Relation maitre/disciple

Dans les arts martiaux on fait souvent référence au maître. Il m’est arrivé plusieurs fois que des élèves me demandent si j’étais un maître… Ce terme me gêne beaucoup car il y a souvent un malentendu dans sa signification. Si en escrime le professeur est appelé « maître d’arme », cela est bien admis et fait partie de notre tradition martiale occidentale. Il n’y a pas alors d’ambiguïté. Pourtant, dès que l’on aborde les arts martiaux venant d’Asie et notamment du Japon, il en est tout autre. Cela tient probablement du fait que ces disciplines sont intimement liées à une démarche spirituelle. Le terme « dô » que l’on trouve dans aiki-do, karate-do, ju-do, ken-do, kyu-do, etc. fait référence au chemin que le pratiquant empreinte pour s’élever spirituellement. Cette démarche spirituelle est inspirée par le bouddhisme Zen.

samedi 24 mars 2012

L'entretien d'embauche... façon karaté !


Quand Thierry m'a dit qu'il cherchait quelqu'un pour son projet j'ai tout de suite sauté sur l'occasion et lui ai proposé de collaborer avec lui. J'ai pris un immense plaisir à partager avec ces jeunes lycéens et lycéennes des aspects fondamentaux de notre pratique en karaté. Un expérience enrichissante et enthousiasmante. Merci aux jeunes du lycée du Blancmesnil ainsi qu'aux organisateurs et ceux qui m'ont accueillis.
Vous pouvez lire l'article sur le journal du lycée et voir les photos en cliquant sur le lien suivant : 
 http://www.blancmesnil.fr/lentretien_dembauche_facon_karate.html

samedi 3 mars 2012

Le jeu dans les arts martiaux

L’enfant apprend grâce au jeu. Le jeu est un vecteur de motivation qui procure du plaisir. Certainement n’apprend-on bien que lorsqu’on y prend plaisir. Hélas, notre éducation, notre scolarité, ont bannit cette notion. Si jusqu’à la maternelle on considère qu’il est normal pour l’enfant de jouer et d’apprendre ainsi, à partir du CP la philosophie change quelque peu. Dans l’apprentissage des arts martiaux, il en est de même. Beaucoup de personnes pensent que les arts martiaux sont des choses trop sérieuses pour laisser place au plaisir, et encore moins au jeu.

dimanche 8 janvier 2012

Est-ce une bonne pratique ?

Tous les vieux maîtres disent que la pratique du karaté doit profiter à l'individu et lui procurer santé et longévité. Mais de quelle pratique s'agit-il ? Si celle-ci est basée sur la création de tensions, de stress, la génération de peurs, le tout augmenté de traumatismes physiques notamment dues à des coups dévastateurs... Sommes nous alors dans une pratique bénéfique pour le corps et l'esprit ?
Il y a quelques semaines après un cours j'interroge un pratiquant chevronné, qui cumule déjà plusieurs dizaines d'années de pratiques, sur les étirements qu'il fait à la fin de la séance. Il me répond qu'il en a besoin pour relâcher les tensions accumulées durant la séance. Sa réponse me laisse alors perplexe.

dimanche 4 décembre 2011

Et après la forme... ?

Mes responsabilités fédérales m’amènent à former les futurs professeurs de karaté dans la ligue du Val-de-Marne. Cela me donne donc l’occasion de côtoyer et d’échanger avec des pratiquants confirmés qui souhaitent se lancer dans l’enseignement. J’ai remarqué que beaucoup d’entre eux se focalisent principalement sur l’apprentissage de la forme, et ce, de manière assez superficielle. Cet enseignement est somme toute assez facile à transmettre. Mais une fois cette étape passée, que peut-on apporter aux élèves ? Chez les adultes, apprendre un mouvement est finalement assez rapide. L’enseignement consisterait-il donc à faire répéter indéfiniment des mouvements appris en quelques semaines ?